"SOCKSTOUR" Interview:Marlaine Bournel

Publié le 28 Février 2010

I-c'est quoi cette histoire de "sockstour"?-MarlaineBournel et bien, cette idée de "tournée de chaussettes" m'est venue au départ pour investir le pojet Souslatente .Cet espace ,"à côté", permet et propose un laboratoire artistique de façon informel .En fait Christophe est passeur d'art, cette idée me plaisait.L'expérience inédite autant amusante,burelesque qu'enrichissante de ma première permanence tenue pour ma SCO,il y moins d'un an,en est le premier pas.C'est sûre que le lieu, le concept, l'autonomie et toute la confiance de ses initiateurs,m'ont permis de donner une autre dimension à mon travail.Apres cette aventure de chaussettes, une véritable enquête autour de la question des rôles m'a poursuivie.Toujours dans mes propositions d'organisation humaine,et de rapport humain tant à la fois intérieur que dans la relation à l'autre, la fonction des rôles m'obsède.Ce mot est un peu fort mais en fait, il y a chez moi de cette ordre là comme de l'obsession de la forme, que l'on retrouve dans certains de mes tableaux,ou comme celle de la chaussette.
-Ipouvons nous revenir à la question des rôles?Vous parliez de l'interêt que vous portiez aux rôles?MB-ce n'est pas vraiment cette question qui m'interresse, mais plutôt quel rôle avons nous à jouer ou à tenir.Souvent le rôle que nous avons à l'intérieur d'une organisation familiale est différent de celui que nous avons à l'intérieur de notre milieu professionnel ou social.C'est cette distinction qui me préoccupe en fait.Dans ma pièce de "lesongedechaussette" un volet de cette oeuvre est consacré aux chaussettes que des spectateurs ont bien voulus me cèder.Je les ai étiquetées, puis emballées.Certaines sont portraitiste, une autre anarchiste,informatiste ...je propose une redistribution des rôles, à la fois sociaux, mais aussi fonctionnels.En effet une chaussette devient emblème d'une proposition à venir.Et le collectionneur devient propriètaire d'un rôle à jouer et à tenir en même temps.
IJe ne sais pas si je vous suis totalement ,mais d'ailleurs à travers cet emblème-chaussette il y a quelque chose de cet ordre là, comme ci vous cherchiez à ne pas être suivie ou peut être cherchez vous à mener, à amener?
MB
à amener tel un partage festif de mon point de vue.J'ai souvent ces chansons de Malicorne dans la tête quand je pense à mon travail.Comme une farandole.Cette image de la farandole je l'ai exploitée dans "ils ont bien voulu me laisser leur empreinte de pied".Cette chaussette devient tel un emblème, elle questionne les codes.Mais aussi l'organisation ou l'inorganisation, en un certain sens.En effet puisque ma première chaussette exposée présentée était celle qui attenadit sa soeur jumelle depuis des mois.Rassurées par d'autres orphelines ces tas déclenchaient un phénomène esthétique à partir duquel, telle une enquête j'allais me questionner.
IJe comprends cet interêt tout à fait marqué par les chaussettes.Chausser des âmes au fond?Mais n'y a t il pas chez vous comme une question des questions?MB probablement ce que je trouve le plus passionnant dans cet espace du possible que permet l'art c'est cette faculter à se poser des questions comme ci chacune d'entre elle ouvrait sur une autre à l'infini remettant en cause l'ordre établi de manière permanente.Là revient cette question des rôles.Un jour je suis artiste, un autre collectionniste,un autre spectatriste, un autre commissaire d'exposition.A l'intérieur du processus  de "sockstour", je me pose, propose aux autres artistes en commisaire d'exposition,.Je ne retourne pas ma chaussette je change de pied d'appui en quelque sorte,en live évidemment.Certains appellent cela un "work in progress".

interviewé-interviewer

Rédigé par chose7

Publié dans #un peu plus à propos de marlaine

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